mercredi 16 mars 2011

Thème : Les mémoires du PC

Introduction

I- Généralité sur les mémoires

  A- Définition

  B- Rôles des mémoires

  C- Caractéristiques techniques d’une mémoire

II- Différents types de mémoire

A- Les mémoires vives
     
         1- Les RAM statiques
         2- Les RAM dynamiques
         3-  Autres types de mémoire RAM
B- Les mémoires mortes

1- Les types de ROM

C- Les mémoires flash

   D- La mémoire cache

   E-Autres types de mémoire

III- Gestion de la mémoire

IV- Notion de hiérarchie mémoire


             Conclusion 
3  Les mémoires du PC


Introduction

       Un ordinateur a deux caractéristiques essentielles qui sont la vitesse à
laquelle il peut traiter un grand nombre d'informations et la capacité de les
mémoriser.
La mémoire est un composant de base de l'ordinateur, sans lequel tout
fonctionnement devient impossible. Son rôle est de stocker les données avant et
pendant leur traitement par le processeur. Ces données sont d'apparence binaire
et mémorisées sous forme d'impulsions électriques.
Plusieurs types de mémoires sont utilisés, différentiables par leur technologie
(DRAM, SRAM, ...), leur forme (SIMM, DIMM, ...) ou leur fonctionnement
(RAM, ROM,).


I- Généralité sur les mémoires

A- Définition
   
    On appelle « mémoire » tout composant électronique capable de stocker
temporairement ou à long terme des données.
    Une mémoire est aussi un circuit à semi-conducteur permettant d’enregistrer,
de conserver et de restituer des informations (instructions et variables). C’est
cette capacité de mémorisation qui explique la polyvalence des systèmes
numériques et leur adaptabilité à de nombreuses situations. Les informations
peuvent être écrites ou lues. Il y a écriture lorsqu'on enregistre des informations
en mémoire, lecture lorsqu'on récupère des informations précédemment
enregistrées.

B- Rôles des mémoires

   On distingue généralement deux grandes catégories de mémoires : 
-  la mémoire  centrale  (appelée  également mémoire  interne)  permettant  de
mémoriser  temporairement  les  données  lors  de  l'exécution  des
programmes. Elle  est  réalisée  à  l'aide  de micro-conducteurs,  c'est-à-dire
des  circuits  électroniques  spécialisés  rapides.  La  mémoire  centrale
correspond à ce que l'on appelle la mémoire vive. 
                         
4  Les mémoires du PC

-   la mémoire de masse (appelée également mémoire physique ou mémoire
externe) permettant de  stocker des  informations à  long  terme, y compris
lors  de  l'arrêt  de  l'ordinateur.  La  mémoire  de  masse  correspond  aux
dispositifs de stockage magnétiques, tels que le disque dur, aux dispositifs
de  stockage  optique,  correspondant  par  exemple  aux  CD-ROM  ou  aux
DVD-ROM, ainsi qu'aux mémoires mortes.

C-  Caractéristiques techniques d’une mémoire

      Les principales caractéristiques d'une mémoire sont les suivantes :

- La capacité : c’est le nombre total de bits que contient la mémoire. Elle
s’exprime aussi souvent en octet.
- Le format des données : c’est le nombre de bits que l’on peut mémoriser par
case mémoire.
On dit aussi que c’est la largeur du mot mémorisable.
- Le temps d’accès : c’est le temps qui s'écoule entre l'instant où a été lancée
une opération de lecture/écriture en mémoire et l'instant où la première
information est disponible sur le bus de données.
- Le temps de cycle : il représente l'intervalle minimum qui doit séparer deux
demandes successives de lecture ou d'écriture.
- Le débit : c’est le nombre maximum d'informations lues ou écrites par
seconde.
- Volatilité  : elle caractérise  la permanence des  informations dans  la mémoire. 
L'information  stockée  est  volatile  si  elle  risque  d'être  altérée  par  un  défaut
d'alimentation électrique et non volatile dans le cas contraire. 
Ainsi, la mémoire idéale possède une grande capacité avec des temps d'accès et
temps de cycle  très restreints, un débit élevé et est non volatile. Néanmoins les
mémoires  rapides  sont  également  les  plus  onéreuses.  C'est  la  raison  pour
laquelle des mémoires utilisant différentes technologiques sont utilisées dans un
ordinateur,  interfacées  les  unes  avec  les  autres  et  organisées  de  façon
hiérarchique. 
5  Les mémoires du PC



   Les mémoires  les plus  rapides  sont  situées  en  faible quantité  à proximité du
processeur  et  les  mémoires  de  masse,  moins  rapides,  servent  à  stocker  les
informations de manière permanente. 

II- Différents types de mémoire

A- Les mémoires vives

     La  mémoire  vive,  généralement  appelée  RAM  (Random  Access  Memory,
traduisez  mémoire  à  accès  aléatoire),  est  la  mémoire  principale  du  système,
c'est-à-dire qu'il s'agit d'un espace permettant de stocker de manière  temporaire
des  données  lors  de  l'exécution  d'un  programme.  Elle  doit  avoir  un  temps  de
cycle très court pour ne pas ralentir le microprocesseur. Les mémoires vives sont
en  général  volatiles  :  elles  perdent  leurs  informations  en  cas  de  coupure
d'alimentation. Certaines d'entre elles, ayant une  faible consommation, peuvent
être rendues non volatiles par  l'adjonction d'une batterie. Il existe deux grandes
familles de mémoires RAM:
- Les RAM statiques
- Les RAM dynamiques
1- Les RAM statiques
     Les  mémoires  statiques  ou  SRAM  (Static  Random  Access  Memory),
onéreuses et encombrant ont l'immense avantage de pouvoir stocker des valeurs
pendant une longue période sans devoir être rafraîchies. Cela permet des temps
d'accès  très  court  (8−20ns).  Les  SRAM  sont  notamment  utilisées  pour  les
mémoires cache du processeur.

2- Les RAM dynamiques 
6  Les mémoires du PC

     Les mémoires dynamiques ou DRAM (Dynamic Random Access Module), A
l'inverse de la mémoire SRAM, doivent être rafraichies plusieurs fois par
secondes, ce qui en augmente le temps d'accès (50−80ns). Par contre leur coût
est nettement inférieur et leur encombrement faible. En général les mémoires
dynamiques, qui offrent une plus grande densité d'information et un coût par bit
plus faible, sont utilisées pour la mémoire centrale, alors que les mémoires
statiques, plus rapides, sont utilisées lorsque le facteur vitesse est critique,
notamment pour des mémoires de petite taille comme les caches et les registres.

3- Autres types de  RAM
a- DRAM PM
   La DRAM (Dynamic RAM, RAM dynamique) est le type de mémoire le plus
répandu au début du millénaire. Ce sont des mémoires dont le temps d'accès est
de 60 ns et dont les accès mémoire se font généralement sur des données rangées
consécutivement  en  mémoire.  Ainsi  le  mode  d'accès  en  rafale  (burst  mode)
permet  d'accéder  aux  trois  données  consécutives  à  la  première  sans  temps  de
latence supplémentaire.
b- DRAM EDO

La DRAM EDO parfois également appelé "hyper-page" est apparue en 1995. La
technique  utilisée  avec  ce  type  de  mémoire  consiste  à  adresser  la  colonne
suivante  pendant  la  lecture  des  données  d'une  colonne.  Cela  crée  un
chevauchement des accès permettant de gagner du  temps  sur chaque cycle. Le
temps d'accès à la mémoire EDO est donc d'environ 50 à 60 nanosecondes pour
une  fréquence de  fonctionnement allant de 33 à 66 Mhz. Dans  la mesure où  la
mémoire  EDO  n'acceptait  pas  des  fréquences  supérieures  à  66  Mhz,  elle  a
disparu au bénéfice de la SDRAM.

c-   SDRAM

   La  SDRAM  (Synchronous  DRAM,  traduisez  RAM  synchrone),  apparue  en
1997, permet une lecture des données synchronisée avec le bus de la carte-mère,
contrairement aux mémoires EDO et FPM (qualifiées d'asynchrones) possédant
leur propre horloge. La SDRAM permet donc de s'affranchir des temps d'attente
dus  à  la  synchronisation  avec  la  carte-mère.  . De  cette  façon  la  SDRAM  est
capable de fonctionner avec une cadence allant jusqu'à 150 Mhz, lui permettant
d'obtenir des temps d'accès d'environ 10 ns. 
7  Les mémoires du PC

d-   DDR-SDRAM

   La DDR-SDRAM  (Double Data Rate SDRAM) est une mémoire basée sur  la
technologie SDRAM, permettant de doubler le taux de transfert de la SDRAM à
fréquence égale.
e-   DDR2-SDRAM
   La mémoire DDR2  (ou DDR-II) permet d'atteindre des débits deux  fois plus
élevés que la DDR à fréquence externe égale. La mémoire DDR2 utilise en effet
deux canaux séparés pour la lecture et pour l'écriture, si bien qu'elle est capable
d'envoyer ou de recevoir deux fois plus de données que la DDR.
f-   DDR3-SDRAM

   Le  DDR3  SDRAM  améliore  les  performances  par  rapport  au  DDR2,  mais
surtout  diminue  la  consommation  électrique.  En  effet,  celle-ci  est  de  40 %
inférieure,  en  particulier  grâce  à  une  baisse  du  voltage  utilisé,  une  finesse  de
gravure accrue. Si le débit théorique de ces barrettes peut dépasser les 10 Go/s,
les temps de latence sont restés dans les mêmes ordres de grandeur que ceux des
DDR2.

B- Les mémoires mortes (ROM)

   Pour certaines applications, il est nécessaire de pouvoir conserver des
informations de façon permanente même lorsque l'alimentation électrique est
interrompue. On utilise alors des mémoires mortes ou mémoires à lecture seule
(ROM : Read Only Memory). Ces mémoires, contrairement aux RAM, ne
peuvent être que lue (non volatiles).
L’inscription en mémoire des données reste possible mais est appelée
programmation. Suivant le type de ROM, la méthode de programmation
changera. Ce type de mémoire permet notamment de conserver les données
nécessaires au démarrage de l'ordinateur. En effet, ces informations ne peuvent
être stockées sur le disque dur étant donné que les paramètres du disque
(essentiels à son initialisation) font partie de ces données vitales à l'amorçage. 
   Différentes mémoires de type ROM contiennent des données indispensables au
démarrage, c'est-à-dire : 
•  Le BIOS: programme  permettant  de  piloter  les  interfaces  d'entrée-sortie
principales  du  système,  d'où  le  nom  de  BIOS  ROM  donné  parfois  à  la
puce de mémoire morte de la carte-mère qui l'héberge.  
8  Les mémoires du PC

•  Le chargeur d'amorce: un programme permettant de charger le système
d'exploitation  en  mémoire  (vive)  et  de  le  lancer.  Celui-ci  cherche
généralement le système d'exploitation sur le lecteur de disquette, puis sur
le disque dur, ce qui permet de pouvoir lancer le système d'exploitation à
partir  d'une  disquette  système  en  cas  de  dysfonctionnement  du  système
installé sur le disque dur. 
•  Le  Setup  CMOS,  c'est  l'écran  disponible  à  l'allumage  de  l'ordinateur
permettant de modifier les paramètres du système (souvent appelé BIOS à
tort...). 
•  Le Power-On Self Test (POST), programme exécuté automatiquement à
l'amorçage du système permettant de faire un test du système 
   Etant  donné  que  les  ROM  sont  beaucoup  plus  lentes  que  les  mémoires  de
types RAM  (une ROM  a  un  temps  d'accès  de  l'ordre  de  150  ns  tandis  qu'une
mémoire de  type SDRAM a un  temps d'accès d'environ 10 ns),  les  instructions
contenues  dans  la ROM  sont parfois  copiées  en RAM  au  démarrage, on  parle
alors de shadowing (on parle généralement de mémoire fantôme).
1-Les types de ROM
   Les ROM ont petit à petit évolué de mémoires mortes  figées à des mémoires
programmables, puis reprogrammables.
a-  LA ROM

     Elle  est  programmée  par  le  fabricant  et  son  contenu  ne  peut  plus  être  ni
modifié, ni effacé par l'utilisateur. Elle a l’avantage d’être rapide et non volatile.
Par contre,  toute modification est  impossible et donc  toute erreur est  fatale. De
plus, il y a obligation de grandes quantités en raison du coût élevé qu'entraîne la
production du masque et le processus de fabrication.
b-  La PROM
   
   Comme il est coûteux de construire des mémoires ROM pour des applications
très spécifiques, il existe des variantes de mémoires ROM qui peuvent être
programmées par l'utilisateur. Ce sont les PROM (Programmable ROM), qui
sont en fait des ROM "vierges" qui contiennent toutes les connexions possibles
et sur lesquelles un appareil spécial, le programmeur de PROM permet de
détruire certains fusibles internes. Il peut être avantageux de pouvoir modifier
une PROM. Mais les fusibles détruits lors de la programmation d'une PROM ne
peuvent pas être recréés. C'est pourquoi les EPROM ont été mis au point.
 
9  Les mémoires du PC

c-  L’EPROM ou UV-EPROM

Située un peu à mi-chemin entre la RAM et la ROM, l'EPROM (Erasable
PROM) est un dispositif dont le contenu peut être effacé lorsqu'il est soumis à
un rayonnement ultraviolet, autorisant ainsi une nouvelle programmation. Par
contre, il est impossible de sélectionner une seule cellule à effacer et l’écriture
est beaucoup plus lente que sur une RAM. 




d-  L’EEPROM 

Les EEPROM (Electrically Erasable Read Only Memory) sont aussi des
PROM effaçables, mais contrairement aux EPROM, celles-ci peuvent être
effacées par un simple courant électrique, c'est-à-dire qu'elles peuvent être
effacées même lorsqu'elles sont en position dans l'ordinateur.

C- Les mémoires flash
           La mémoire flash est une mémoire à semi-conducteurs, non volatile et
réinscriptible, c'est-à-dire une mémoire possédant les caractéristiques d'une
mémoire vive mais dont les données ne se volatilisent pas lors d'une mise hors
tension. Ainsi la mémoire flash stocke les bits de données dans des cellules de
mémoire, mais les données sont conservées en mémoire lorsque l'alimentation
électrique est coupée.  En raison de sa vitesse élevée, de sa durabilité et de sa
faible consommation, la mémoire flash est idéale pour de nombreuses
applications - comme les appareils photos numériques, les téléphones
cellulaires, les imprimantes, les assistants personnels (PDA), les ordinateurs
portables, ou les dispositifs de lecture ou d'enregistrement sonore tels que les
baladeurs mp3. De plus ce type de mémoire ne possède pas d'éléments
mécaniques, ce qui leur confère une grande résistance aux chocs.

D- La mémoire cache

     Dans un ordinateur récent, le processeur est généralement le plus rapide. Il
peut ainsi traiter une quantité d'information extrêmement conséquente par
seconde et donc répondre dans un délai très court à toute demande. Cette
situation serait idyllique s'il était approvisionné suffisamment rapidement en 
10  Les mémoires du PC

données, ce qui n'est malheureusement pas le cas. En effet, les mémoires de
masse, tel qu'un disque dur, sont beaucoup trop lentes pour garantir un débit
suffisant. La mémoire vive permet d'améliorer les temps d'accès mais reste bien
en deçà des possibilités du processeur. 
La mémoire cache permet de corriger grandement ce problème. Composée de
mémoire SRAM donc très rapide, elle diminue les temps d'attente du processeur.
Malheureusement, son coût extrêmement élevé en empêche l'usage comme
mémoire vive. En effet, la quantité requise placerait un PC à un prix
inabordable. Elle est donc utilisée en petites quantités sur la carte mère de
manière à apporter des gains de vitesses seulement où cela est vraiment
nécessaire. Il convient de ne pas confondre la mémoire cache physique (L1 ou
L2) avec les autres sortes de caches. Une mémoire de masse peut−être vendue
avec une mémoire cache intégrée. Ainsi de plus en plus de disques durs sont
vendus avec de petites mémoires caches intégrées, qui ont pour effet d'en
accélérer le débit. Dans certains cas, on parle de cache disque, tels que
smartdrive (fourni avec le Dos). Il ne s'agit ici que d'une fonction logicielle qui
permet d'augmenter le débit d'un disque (dur ou CD). Le procédé est simple, une
partie de la mémoire vive est utilisée comme tampon pour les écritures sur ledit
disque. Si cela permet effectivement d'en augmenter un peu les performances,
c'est au détriment de la mémoire utilisable.

E- Autres types de mémoire

1- MMC - Multimédia Card
     La mémoire Multimédia Card  (notée MMC)  est  un  type  de  carte mémoire
créé conjointement par SanDisk et Siemens en novembre 1997. Son architecture
est basée sur une combinaison de mémoire morte  (ROM) pour  les applications
en  lecture  seule  et  de  mémoire  flash  pour  les  besoins  en  lecture/écriture.  La
mémoire  MMC  possède  de  très  petites  dimensions  (24.0mm  x  32.0mm  x
1.4mm) et pèse à peine 2.2 grammes. 


   Il existe deux types de cartes MMC possédant des voltages différents : 
•  Les cartes MMC 3.3V, possédant une encoche à gauche  
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•  Les cartes MMC 5V, possédant une encoche à droite

2- Secure Digital
      La  mémoire  Secure  Digital  (notée  SD  ou  SD  Card)  est  un  type  de       
mémoire créé par Matsushita Electronic, SanDisk et Toshiba en janvier 2000. La
mémoire  Secure  Digital  est  une  mémoire  spécifiquement  développée  pour
répondre  aux  exigences  de  sécurité  nouvellement  apparues  dans  les  domaines
des dispositifs électroniques audio et vidéo. Elle  inclut ainsi un mécanisme de
protection du droit d'auteur qui répond au standard SDMI (Secure Digital Music
Initiative). L'architecture  des  cartes  SD  est  basée  sur  des  circuits  de mémoire
flash  (EEPROM)  de  type NAND. La mémoire Secure Digital  possède  de  très
petites dimensions. 


3- Smart Media
     La mémoire Smart Media est un  type de carte mémoire créé par Toshiba et
Samsung.  Son  architecture  est  basée  sur  des  circuits  de  mémoire  flash
(EEPROM)  de  type NAND. La mémoire Smart Media possède  de  très petites
dimensions  (45.0mm  x  37.0mm  x  0.76mm),  équivalentes  à  celles  d'un  timbre
poste, et pèse à peine 2 grammes. 
   Il existe deux types de cartes Smart Media possédant des voltages différents : 
•  Les cartes Smart Media 3.3V possèdent une encoche à droite

•  Les cartes Smart Media 5V possèdent une encoche à gauche
 
12  Les mémoires du PC


   L'accès  aux  données  est  réalisé  par  l'intermédiaire  d'une  puce  possédant  22
broches. Quelle que soit  la capacité de  la carte Smart media,  les dimensions et
l'emplacement  de  la  puce  sont  les mêmes. Le  temps  d'accès  à  la mémoire  est
d'environ 25µs pour le premier accès et de cycles de 50 ns pour les suivants.

III-  Gestion de la mémoire
La gestion de la mémoire est un difficile compromis entre les performances
(temps d'accès) et la quantité (espace disponible). On désire en effet tout le
temps avoir le maximum de mémoire disponible, mais l'on souhaite rarement
que cela se fasse au détriment des performances. 
La gestion de la mémoire doit de plus remplir les fonctions suivantes : 
•  permettre le partage de la mémoire (pour un système multi-tâches) ; 
•  permettre d'allouer des blocs de mémoire aux différentes tâches ; 
•  protéger les espaces mémoire utilisés (empêcher par exemple à un
utilisateur de modifier une tâche exécutée par un autre utilisateur) ; 
•  optimiser la quantité de mémoire disponible, notamment par des
mécanismes d'extension de la mémoire. 
Pour cela il existe plusieurs méthodes :
-  La gestion sans recouvrement ni pagination
-  la gestion avec recouvrement sans pagination
-  la gestion avec recouvrement, avec pagination ou segmentation

1- Gestion sans recouvrement ni pagination
Afin  de  garantir  de  façon  transparente mais  flexible,  l'amorçage  d'un  système
quelconque, on retrouve souvent une combinaison des deux approches (RAM et
ROM).  La ROM  contient  alors  un  système minimal  permettant  de  piloter  les
périphériques  de  base  (clavier  --  disque  –  écran)  et  de  charger  le  code
d'amorçage  à un  endroit bien précis. Ce  code  est  exécuté  lors de  la mise  sous
tension de l'ordinateur, et le « vrai » système d'exploitation, se trouvant dans la
zone d'amorçage  sur  le disque, est ensuite chargé, prenant  le  relais du système
minimal. 
13  Les mémoires du PC

2- Gestion avec recouvrement sans pagination
Dès  que  le  nombre  de  processus  devient  supérieur  au  nombre  de  partitions,  il
faut pouvoir simuler la présence en mémoire centrale (MC) de tous les processus
pour pouvoir satisfaire au principe d'équité et minimiser le temps de réponse des
processus. La technique du recouvrement permet de stocker temporairement sur
disque des images de processus afin de libérer de la MC pour d'autres processus.
On pourrait utiliser des partitions fixes, mais on utilise en pratique des partitions
de  taille  variable,  car  le  nombre,  la  taille  et  la  position  des  processus  peuvent
varier dynamiquement au cours du temps. On n'est plus limité par des partitions
trop grandes ou trop petites comme avec les partitions fixes. Cette amélioration
de  l'usage  de  la MC  nécessite  un mécanisme  plus  complexe  d'allocation  et de
libération.


3- Gestion avec recouvrement, avec pagination ou segmentation
La taille d'un processus doit pouvoir dépasser la taille de la mémoire physique
disponible, même si l'on enlève tous les autres processus. En 1961, J.
FOTHERINGHAM proposa le principe de la mémoire virtuelle : le SE conserve
en mémoire centrale les parties utilisées des processus et stocke, si nécessaire, le
reste sur disque. Mémoire virtuelle et multiprogrammation se complètent bien :
un processus en attente d'une ressource n'est plus conservé en MC, si cela
s'avère nécessaire.
 La mémoire virtuelle fait appel à deux mécanismes : segmentation ou
pagination. La mémoire est divisée en segments ou pages.
a-  La pagination
L'espace d'adressage d'un processus est divisé en petites unités de taille fixe
appelées pages. La MC (Memoire Centrale) est elle aussi découpée en unités
physiques de même taille appelées cadres. Les échanges entre MC et disques ne
portent que sur des pages entières. De ce fait, l'espace d'adressage d'un processus
est potentiellement illimité (limité à l'espace mémoire total de la machine). On
parle alors d'adressage virtuel. 
14  Les mémoires du PC

Pour un processus, le système ne chargera que les pages utilisées. Mais la
demande de pages à charger peut être plus élevée que le nombre de cadres
disponibles. Une gestion de l'allocation des cadres libres est nécessaire.
b-  La segmentation
Dans cette solution, l'espace d'adressage d'un processus est divisé en segments,
générés à la compilation. Chaque segment est repéré par son numéro S et sa
longueur variable L. Un segment est un ensemble d'adresses virtuelles contiguës.
 Contrairement à la pagination, la segmentation est "connue" du processus : une
adresse n'est plus donnée de façon absolue par rapport au début de l'adressage
virtuel; une adresse est donnée par un couple (S , d), où S est le n° du segment et
d le déplacement dans le segment, d ∈ [0 , L [ .
La segmentation simplifie la gestion des objets communs, notamment si leur
taille évolue dynamiquement.



IV- Notion de hiérarchie mémoire

Une mémoire idéale serait une mémoire de grande capacité, capable de
stocker un maximum d’informations et possédant un temps d’accès très faible
afin de pouvoir travailler rapidement sur ces informations. Mais il se trouve que
les mémoires de grande capacité sont souvent très lente et que les mémoires
rapides sont très chères. Et pourtant, la vitesse d’accès à la mémoire conditionne
dans une large mesure les performances d’un système. En effet, c’est là que se
trouve le goulot d’étranglement entre un microprocesseur capable de traiter des
informations très rapidement et une mémoire beaucoup plus lente (ex :
processeur actuel à 3Ghz et mémoire à 400MHz). Or, on n’a jamais besoin de
toutes les informations au même moment. Afin d’obtenir le meilleur compromis
coût-performance, on définie donc une hiérarchie mémoire. On utilise des
mémoires de faible capacité mais très rapide pour stocker les informations dont
le microprocesseur se sert le plus et on utilise des mémoires de capacité
importante mais beaucoup plus lente pour stocker les informations dont le
microprocesseur se sert le moins. Ainsi, plus on s’éloigne du microprocesseur et
plus la capacité et le temps d’accès des mémoires vont augmenter. 
 
15  Les mémoires du PC



- Les registres sont les éléments de mémoire les plus rapides. Ils sont situés au
niveau du processeur et servent au stockage des opérandes et des résultats
intermédiaires.
- La mémoire cache est une mémoire rapide de faible capacité destinée à
accélérer l’accès à la mémoire centrale en stockant les données les plus utilisées.
- La mémoire principale est l’organe principal de rangement des informations.
Elle contient les programmes (instructions et données) et est plus lente que les
deux mémoires précédentes.
- La mémoire d’appui sert de mémoire intermédiaire entre la mémoire centrale
et les mémoires de masse. Elle joue le même rôle que la mémoire cache.
- La mémoire de masse est une mémoire périphérique de grande capacité
utilisée pour le stockage permanent ou la sauvegarde des informations. Elle
utilise pour cela des supports magnétiques (disque dur, ZIP) ou optiques
(CDROM, DVDROM).  Les registres sont les éléments de mémoire les plus
rapides. Ils sont situés au niveau du processeur et servent au stockage des
opérandes et des résultats intermédiaires.
- La mémoire cache est une mémoire rapide de faible capacité destinée à
accélérer l’accès à la mémoire centrale en stockant les données les plus utilisées.
- La mémoire principale est l’organe principal de rangement des informations.
Elle contient les programmes (instructions et données) et est plus lente que les
deux mémoires précédentes.
- La mémoire d’appui sert de mémoire intermédiaire entre la mémoire centrale
et les mémoires de masse. Elle joue le même rôle que la mémoire cache.
- La mémoire de masse est une mémoire périphérique de grande capacité
utilisée pour le stockage permanent ou la sauvegarde des informations. Elle
utilise pour cela des supports magnétiques (disque dur, ZIP) ou optiques
(CDROM, DVDROM).

Conclusion
 
16  Les mémoires du PC

     Une mémoire est un dispositif capable d'enregistrer des informations, de
conserver ces informations aussi longtemps que nécessaire ou que possible, et de
les restituer à la demande.
     Il existe deux types de mémoire dans le système informatique qui sont
classées en deux groupes: la mémoire centrale qui est très rapide, physiquement
peu encombrante mais coûteuse, c'est la mémoire de travail de l'ordinateur ; la
mémoire de masse ou mémoire auxiliaire, qui est plus lente, assez encombrante
physiquement, mais meilleur marché, c'est la mémoire de « sauvegarde » des
informations.

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